Lectures de décembre ’19

Le carnaval des vampires – Olivier Barde-Cabuçon

Relique de mon enfance et de mon adolescence, je suis incapable de résister aux histoires de vampires (les bons vieux vampires charismatiques, pas les guignols qui brillent au soleil, si vous voyez ce que je veux dire…). Alors quand en plus l’histoire a pour décor Venise au 18ème siècle, il y avait toutes les chances pour que j’accroche.

Malheureusement, dans ma précipitation, je n’ai pas remarqué que ce roman fait partie d’une série, et ça ne m’a pas facilité la tâche pour cerner les deux personnages principaux (le chevalier de Volnay et son père) et comprendre les références régulières à leurs passés respectifs…

On sent l’auteur clairement amateur d’art et d’architecture dans ses descriptions, ce qui m’a plutôt plu malgré leur caractère répétitif et parfois redondant. Par contre, l’intrigue m’a parue brouillon et manquant de suspens. Je ne suis pas une grande connaisseuse en termes de livres “policiers”, mais j’ai été frustrée de ne pas voir la réflexion évoluer dans les esprits des enquêteurs et d’être privée, en tant que lectrice, de participation au raisonnement qui les fait passer des faits aux différentes révélations. Cela dit, je donnerais bien une chance au premier opus de la série, si je mets la main dessus.

La consolation de l’ange – Frédéric Lenoir

Auteur et philosophe que j’ai découvert pour la première fois à travers ce petit roman qui se lit en deux ou trois heures. M’attendant à un livre plein de sens, puisqu’il raconte la rencontre d’un jeune de 20 ans qui vient de faire une tentative de suicide et d’une dame âgée en fin de vie qui a connu l’holocauste, je l’ai lu au coin du feu la nuit du passage à la nouvelle année.

Belle déception en ce qui me concerne… C’est typiquement le genre de bouquin qui aurait dû être un essai et pas une fiction. Les personnages sont irréalistes, avec une psychologie de papier mâché, et ne servent qu’à vulgariser maladroitement des idées philosophiques de l’auteur de manière très paternaliste. Les concepts évoqués sont souvent intéressants, mais abordés superficiellement… Quel dommage.

Cette année, je fête le nouvel an seule

L’année 2019 a été tout bonnement incroyable. J’ai réalisé mon rêve de marcher de ma maison d’enfance à Compostelle en passant par la voie du Puy et j’en ai appris tellement sur moi & ma relation au monde et aux autres. J’ai changé des mauvaises habitudes alimentaires (même si y a encore du boulot, c’est un travail de fond) et ça m’a permis, pour la première fois depuis des années, de ne plus être en surpoids et de me sentir bien dans mon corps. J’ai décroché mon diplôme d’infirmière. Et la liste pourrait continuer…

L’ultime tampon d’arrivée au cap Finisterre, le jour de mon anniversaire.

Toutes ces choses m’ont fait réaliser la force que j’ai et l’infinité des possibilités qui s’offrent à moi, vu l’environnement privilégié dans lequel j’évolue et les outils que ma vie et mon parcours m’ont mis dans les mains. Les choix à faire ne me paralysent plus, ils m’enthousiasment. Je prends les décisions qui me comblent le plus à cette étape-ci de mon histoire, et si j’abandonne certaines voies, j’ai la conviction qu’elles se représenteront plus tard, si ça a toujours du sens.

‘Quel rapport avec le réveillon de nouvel an ?’ me direz-vous. J’y viens, j’y viens.

Comme chaque année, grâce à des amis fidèles et conviviaux, j’ai été invitée à plusieurs soirées. Ma réaction spontanée fut d’accepter la première proposition qui s’était présentée, promettant un réveillon festif et gourmand. Mais il y avait un petit quelque chose qui résistait en moi…

Je ne suis pas une grande aficionado du nouvel an. Ces soirées n’ont jamais été les meilleures, j’avais toujours ce sentiment d’amusement un peu feint et forcé. Et cette année plus qu’une autre, j’avais envie d’écouter ma petite voix intérieure qui me disait de donner du sens à ce passage symbolique à une nouvelle décennie. Alors j’ai pris mon courage à deux mains, mettant de côté la peur de décevoir mes amis, et j’ai décidé de m’organiser un réveillon beaucoup plus introspectif, et solitaire.

Pas question de réveillonner avec la tante Mildred (via Giphy)

J’en entends certains murmurer d’ici : «bonjour le plan déprime…». Que nenni ! Je me réjouis de cette soirée en tête à tête avec moi-même, et je me suis préparée un petit programme qui me permettra de célébrer la nouvelle année comme j’en ai souvent rêvé :

  • Je suis en train de potasser un bouquin pour m’aider à m’orienter dans ma vie professionnelle (Mathieu Dardaillon, «Activez vos talents») : je vais passer l’après-midi à réaliser un exercice de ce livre (la ligne de vie, je vous en reparlerai sûrement dans un prochain billet).
  • Je vais prendre un temps pour dresser une liste de toutes les choses que je suis heureuse et/ou fière d’avoir accomplies en 2019.
  • Je vais me préparer un bon petit menu rien que pour moi : peut-être un plat hivernal japonais appelé ‘oden’, en concluant avec de la glace (direct dans le pot à la petite cuillère, s’il vous plaît!).
  • En mangeant, je vais me regarder un bon petit film (peut-être celui de Downton Abbey que je n’ai pas encore vu) et/ou lire un livre, au coin du poêle.
  • À l’approche de minuit (s’il ne pleut pas), j’irai dehors faire un feu dans un brasero, et regarder les étoiles en repensant à toutes les belles choses qui m’attendent dans le futur et à tous les gens que j’aime.

Après tout ça, j’irai me coucher sereine, fière d’avoir appris à conquérir et aimer ma propre compagnie (grand accomplissement personnel de 2019), d’avoir résisté face aux sirènes de la sociabilisation convenue, prête pour entamer le chapitre 2020 et tous les défis qu’il mettra sur ma route.

So far, so good : les débuts de 2019

Il s’en est passé des choses depuis ma dernière bafouille en ligne! Plus de quatre ans quand même… Mais les Pascaleries sont toujours là, telle une épave moribonde sur les flots de l’internet francophone (oui, je vous ai pas dit, je suis devenue poète entre-temps).

Pourquoi cet hiatus interminable alors que j’exprimais justement mon envie d’écrire dans le précédent article? Plusieurs petites raisons…

Mais qu’est-ce que j’ai fichu pendant tout ce temps?

En septembre 2014, j’entamais des études d’infirmière, pleine d’enthousiasme et d’envie de m’investir dans un job humaniste à l’impact concret (HAHAHA, j’aurai beaucoup à redire là-dessus dans des articles futurs). La réalité des études m’a bien rattrapé : des stages stressants et usants, des cours à avaler, des petits jobs sur le côté pour assumer le loyer, et j’en passe. En bref, exit le glandage sur internet pendant 5 ans, j’ai lâchement abandonné la plupart de mes comptes.

Et oui.

À côté de cette réorientation faramineuse, j’ai choisi des loisirs qui me vident la tête plutôt que le clavier. J’ai rejoint une chorale de feu de dieu, j’ai essayé de lire tant bien que mal, j’ai pas mal randonné, j’ai fait mes premiers pas de souris en zéro déchet. Je n’ai bien sûr regardé AUCUNE série (………..hum). Plus sérieusement, j’ai même délaissé ma PS4 et ma PSP qui se languissent sous un tas de poussière (même pas vrai, je nettoye quand même). Quoi? Ce serait ça devenir adulte? Nooooooon!

Et maintenant?

Maintenant, je vis à Bruxelles, dans un mini-studio sous les toits. En (presque) parfaite harmonie avec Pixel.

Mais non hein : moi je mange toutes les pâtes, vous rigolez ou quoi?

je boucle mes derniers stage de docile étudiante infirmière, et je me penche sur la dernière ligne droite, à savoir le travail de fin d’étude. Je compte bien profiter de ces prochaines semaines pour mener à bien plusieurs projets : utiliser la méthode Mari Kondo pour réduire un peu plus mes possessions, avancer dans mes balbutiements de diminution de déchets, apprendre de nouvelles recettes, lire plus… Si le printemps qui se pointe à l’horizon continue à alimenter ce pic de motivation, je rapporterai peut-être même mes progrès rien que pour VOUS, ma foule en délire de lecteurs! (…salut maman)

Et après après?

2019 devrait marquer la réalisation de deux grandes ambitions : devenir officiellement infirmière (croisons les doigts), et… marcher jusque Compostelle, à partir de Limal et la maison de mes parents, lieu symbolique de mon enfance et de ma prime jeunesse. Une longue marche de trois mois et demi pour découvrir pas mal de choses sur moi-même et ma relation au monde et aux autres (je l’espère), mais ça on en parlera plus tard.

BREF. Beaucoup de choses. Suite au prochain épisode! (Ou devrais-je dire, à dans quatre ans?)

Ne pas se laisser faire par son clavier

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J’ai l’impression que c’était encore hier que je m’inscrivais sur Livejournal et que je découvrais, avec bonheur, le monde des blogs personnels. Chaque fois que j’ouvrais mon éditeur de texte, je sentais une délicieuse petite excitation : quelles bêtises allais-je pouvoir bien raconter aujourd’hui? Et si j’avais parfois du mal à démarrer la rédaction, c’était plus à cause du trop-plein d’idées qu’autre chose (je n’ai jamais été en reste quand il s’agit de lâcher des inconséquences).

Et puis un jour – est-ce que ce sont les études et le passage à l’âge ‘adulte’ (ahem, triplez les guillemets) qui sont passés par là? – ça a changé. Mon clavier a commencé à me faire peur. J’avais l’impression que ce que j’écrirais devrait prouver quelque chose à quelqu’un. Peut-être simplement à moi-même si je réfléchis bien.

Bref, le blog a flanché pendant des années, je n’ai plus écrit de fiction, à dire vrai, j’ai jeté l’éponge.

Et nous en arrivons à aujourd’hui.

Et aujourd’hui, j’en ai assez. Mon clavier me démange depuis trop longtemps. Les peurs que j’avais, et que j’ai toujours, j’ai décidé d’arrêter de leur laisser toute la place. Je. Veux. Écrire. Même si c’est pourri, même si personne ne lit.

Et pour donner un bon coup de pied là-où-je-pense à mes peurs, j’ai décidé de retenter l’entreprise folle qu’est le nanowrimo. Alors oui, je vais peut-être ne pas réussir à aligner mes 50000 mots, et je vais peut-être me mettre à détester mon histoire après une semaine, mais zut à la fin! Faut que je me sorte de cette stratégie toxique d’évitement qui m’a fait redesigner ce blog des dizaines de fois sans me lancer dans l’écriture d’un seul billet.

Parce que j’aime ça, écrire. Et je crois même qu’avec un peu d’entraînement, je pourrais en faire quelque chose de bien.

Et que ceux qui se reconnaissent dans mes lignes fassent pareil : au diable l’autocritique qui paralyse, et vive la spontanéité!

[Source de l’image : weheartit]

Pécrot, sa boue, ses champs

Qu’on se le dise : je n’ai pas la patience, ni le talent, ni le matériel d’une photographe. Mais ça n’empêche pas que j’aime bien prendre en photo de belles choses, un peu comme la plupart d’entre nous. Alors je me suis dit que je vous ferais un petit topo en images de mes régulières randonnées. Et me connaissant, j’aurai sûrement très vite à leur associer des petites anecdotes de mes futures mésaventures.

Mais cette fois-ci, à part la boue qui a bien failli réussir à me voler mes bottines (et oui, je suis le genre de gourde qui décide d’aller marcher près d’un étang alors qu’il a plu les deux jours précédents), R-A-S.

La ballade fut courte (7km) mais super agréable. Elle partait du village de Pécrot (le livre de randos l’introduit d’ailleurs par un rappel de l’accident de train… sympa), et tournait autour de Florival.

Place à la natuuuure!

Voilà le fameux étang. Que j’ai longé sur fond de ‘squouich squouich’.

Je vous présente Norbert (au fond à droite) qui trottinait gaiement en ma direction
pour me dire bonjour (“T’as quoi à bouffer?”)

Lueur d’espoir après toute cette grisaille tristounette.

Oh des jolies fleurs (qui n’avaient pas que la couleur de l’urine..
merci à Médor qui était passé par là)

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Vers l’infini et au-delà!

Je m’aperçois que je n’ai fait aucune photo (du moins digne de ce nom) de forêt. Or l’itinéraire en comptait pas mal. En même temps il aurait probablement fait trop sombre.

Je vous conseille en tous cas ce petit coin du Brabant Wallon : un peu vallonné, mais juste ce qu’il faut, avec de l’eau, des forêts et des zolis champs. Mais pour la raison de l’eau, je vous conseillerais de vous y promener en été. Pas comme d’autres…

À bientôt pour un autre vagabondage!

Bisous bisous.

The perks of being a wallflower

Il y a à peu près 6 mois, je suis tombée en amour avec cette vidéo :

Enchantée du ton donné par ces deux minutes et des poussières, quand le film est finalement sorti, j’ai décidé de ne rien lire, même pas un résumé. Et nom d’un chien, je m’en félicite, je n’en ai été que plus touchée par ce film.

J’ai eu droit à une bouffée de poésie douce-amère, de moments drôles, angoissants, attachants. Ce film parvient à dépeindre l’innocence, l’enthousiasme, mais aussi la maturité d’adolescents qui, chacun à leur manière, ont eu leur lot d’épreuves (et non des moindres).

On voit trop souvent des descriptions d’adolescents soit qui exagèrent le côté ‘écervelé’, soit qui ne correspondent en rien à la réalité. Or c’est un âge de transition où tellement de choses se passent, où on est jamais d’un bloc, où on subit constamment des hauts et des bas. J’ai eu l’impression que l’auteur du livre, qui est aussi le réalisateur du film, avait tout compris.

C’est un bonheur de voir un film où le pathos n’est pas constamment souligné au fluo mais qui, subtilement, fait le portrait de tout ce qui fait la vie : les liens, les aspirations, les déceptions, les malheurs, les accidents…

Logan Lerman (… qui est décidément un mini-Christian Bale!), Emma Watson et Ezra Miller (j’adore ce garçon, je le trouvais déjà fabuleux dans “We have to talk about Kevin”) sont on ne peut plus justes dans leurs interprétations. On croit à leur complicité dur comme fer.

Ca faisait très très très longtemps que je n’avais plus eu envie de voir un film au point d’aller au ciné seule, mais pour le coup, je m’applaudis. La fin du film m’a laissé tout émue dans mon fauteuil, avec une bonne dose de foi en la nature humaine. Je ne peux que vous conseiller d’aller le voir, en espérant que vous soyez touchés par cette histoire d’ados à la fois tout-à-fait et pas du tout comme vous et moi.

Aussi, mention spéciale pour la bande-originale. Un régal.

Accomplissements de 2012

Aaah, décembre. La saison des best of et autres rétrospectives à gogo. L’occasion pour tout le monde de se retourner sur le chemin parcouru et de dresser le bilan : c’était comment 2012?

Les filles de chez Mademoizelle n’ont pas dérogé à la tendance, et ont lancé un sujet de forum sur les succès, petits ou grands, de chacun et chacune en 2012. La lecture de toutes ces réponses m’a donné des papillons dans le ventre. Du coup, j’ai décidé de faire pareil ici, et ça fait que du bien!

  • j’ai enfin appris à conduire
  • j’ai perdu 7 kilos
  • j’ai été là pour ma famille pendant les moments difficiles
  • j’ai chanté dans le cadre d’une première partie magique (avec Rudy Coclet au son, s’il vous plait !) – merci Thierry
  • j’ai renoué avec des amis qui me manquaient énormément
  • j’ai trouvé un job, d’appoint, ok, mais qui respecte mes valeurs
  • j’ai éliminé un projet professionnel qui ne m’allait pas grâce à une formation qui m’a bien fait comprendre que ce n’était pas pour moi
  • j’ai renoué avec le théâtre avec un nouveau début dans un cours de déclamation
  • j’ai appris mes limites quant à vivre avec des autres en colocation
  • j’ai lu des choses qui m’ont bouleversée
  • j’ai découvert la psychologie positive et me suis mise à l’étudier
  • je me suis éduquée point de vue de mon comportement de consommatrice, j’ai fait mes premiers tout petits pas en simplicité volontaire
  • on m’a appris que j’étais atteinte d’une maladie et je ne me suis pas découragée
  • j’ai appris à porter des talons
  • j’ai testé et raté ma participation à ‘The Voice’ et n’en ai eu aucune rancœur et aucun regret
  • j’ai accepté mon hypersensibilité
  • j’ai recommencé à mettre en ordre ma collection musicale
  • j’ai acheté moins de livres
  • je me suis engagée politiquement
  • je me suis prouvé que je pouvais être sportive sans l’aide de personne
  • j’ai tenté l’expérience d’un Ludum Dare collectif
  • j’ai un peu appris à faire de la 3D (pas aimé, mais essayé)
  • je me suis découvert une nouvelle passion pour Batman (…et Christian Bale)
  • je suis passée au-delà d’a-prioris négatifs envers une personne qui pourrait bien même devenir une amie
  • j’ai satisfait à mon nouveau job, je bosse vite et bien
  • j’ai fêté dignement mon anniversaire
  • j’ai commencé à sérieusement me bouger pour opérer de vrais ‘mieux’ dans ma vie professionnelle et personnelle.

Leçon de Gratitude pour la bande d’ingrats que nous sommes souvent

“Leçon”, c’est vite dit, parce que croyez-moi, je ne suis pas encore bien meilleure élève en gratitude que n’importe qui d’entre nous… Cela dit, je crois bon d’y travailler.

J’ai personnellement commencé à noter, le plus régulièrement possible, des listes de petites ou grandes choses pour lesquelles je suis reconnaissante, ou qui me donnent de la joie. C’est pas facile tous les jours, mais plus on s’entraîne à y penser, plus un nombre fou de choses vient à l’esprit. Un peu comme quand on devient meilleur dans un sport.

Et par ce genre de “discipline”, vous augmentez votre capacité à remarquer et mettre à l’avant dans votre vie les choses qui vont bien, au lieu de celles qui vous chiffonnent.

Si je pense à vous parler de ça, c’est parce que j’ai reçu dans mes mails une vidéo de la part de ma maman qui nous encourage à plus d’attention, d’imagination, et de gratitude. Alors oui, ok, la vidéo – ci-dessous – est un poil kitchounette, mais ça m’empêche pas de me sentir complètement en accord avec ce qu’elle essaye de faire passer.

Trouvez vos petits moyens à vous (des notes, des pauses réflexion, des listes, …) mais ouvrez vos mirettes, et dites merci.

Quand je regarde la télé, ce sont juste des émissions que tu.. qui font semblant. Et quand tu explores, tu as plus d’imagination que tu n’avais avant. Et quand tu as plus d’imagination, ça te donne envie d’aller plus profond, pour en avoir encore plus, pour voir des choses plus belles, comme.. ça pourrait être un chemin, et si c’est un chemin, il pourrait amener à une plage ou quoi, et ça pourrait être magnifique.

Tu penses que c’est juste un autre jour dans ta vie. Ce n’est pas juste un autre jour, c’est le jour qui t’est donné aujourd’hui. Il t’est donné. C’est un cadeau. C’est le seul cadeau que tu as pour le moment, et la seule manière appropriée d’y répondre est la gratitude.

Si tu ne fais rien d’autre que cultiver cette réponse à cet incroyable cadeau qu’est cet unique jour, si tu apprends à répondre comme si c’était le tout premier jour de ta vie, et le tout dernier, alors tu auras très bien utilisé ce jour.

Commence par ouvrir tes yeux et sois surpris que tu as des yeux que tu peux ouvrir, sois surpris de cet incroyable ensemble de couleurs qui nous sont constamment offertes pour notre simple appréciation. Regarde le ciel. Nous regardons si rarement le ciel. Nous remarquons si rarement combien il est changeant de moment en moment, avec les nuages qui vont et viennent. Nous pensons simplement au temps, et même pour celui-ci nous ne réfléchissons pas à ses multitudes de nuances. Nous pensons seulement en termes de ‘bon temps’ et ‘mauvais temps’.

Ce jour, maintenant, a un temps unique, peut-être une sorte qui ne reviendra plus jamais sous cette forme exacte. La formation des nuages ne sera plus jamais la même qu’en ce moment.

Ouvre tes yeux. Regarde ça.

Regarde les visages des personnes que tu rencontres. Chacun a une histoire incroyable derrière son visage, une histoire que tu ne pourrais jamais totalement appréhender. Pas seulement leur histoire propre, mais celle de leurs ancêtres. Nous venons tous de si loin.

Et dans ce moment présent, en ce jour, toutes les personnes que tu rencontres, toute cette vie issue de générations et de tellement de lieux dans le monde, afflue et te rencontre ici, comme une eau qui donne la vie, si seulement tu ouvres ton cœur et bois.

Ouvre ton cœur aux incroyables dons de la civilisation. Tu actionnes un interrupteur et il y a de la lumière artificielle. Tu tournes un robinet et il y a de l’eau chaude et de l’eau froide et de l’eau potable. C’est un cadeau que des millions de personnes dans le monde ne connaîtront jamais. Et ce ne sont que quelques-uns du nombre énorme de dons auxquels tu peux ouvrir ton cœur.

Je fais donc le souhait que tu ouvres ton cœur à toutes ces bénédictions, et que tu les laisses te traverser. Que chaque personne que tu rencontreras aujourd’hui sera bénie par toi, juste par ton sourire, par tes mains, juste par ta présence.

Laisse la gratitude déborder en bénédictions tout autour de toi, et alors, aujourd’hui sera une vraie belle journée.

Traduction du texte de la vidéo par mes soins (d’où les probables anglicismes..)

Premiers pas en méditation

J’ai une confidence à vous faire : je suis officiellement devenue une junkie aux théories & pratiques de développement personnel. J’ai une collection de bouquins sur le sujet (les sujets plutôt) qui grandit dangereusement ces dernières années, et ce n’est manifestement pas près de s’arrêter…

Ne croyez-pas que je suis naïve au point de penser que mon bonheur m’attend sous une belle reliure & qu’il me suffira de tomber sur LE bon livre pour vivre un nirvana coiffé de plénitude béate. Non non. Je suis simplement intéressée par la lecture d’expériences d’autres à propos de façons de voir la vie et de la remplir qui ne me viendraient pas instinctivement. J’aime à penser que ma culture, mon quotidien, et la façon dont se structurent mes perceptions dans ma tête ne contiennent qu’une petite part de ce que le monde a à offrir, et je trouve que les livres – ou les rencontres, ou les conférences, ou les films, etc – peuvent être autant de merveilleuses portes d’entrées. Des portes que j’ouvrirai parfois pour tout de suite les reclaquer et m’enfuir très loin, mais d’autres qui m’intrigueront et cacheront des choses que j’explorerai un peu plus avant.

Et c’est le cas de la méditation.

Qu’on appelle ça ‘méditation’, ou que ce soit d’autres noms vu toutes les traditions & cultures dans lesquelles cette pratique se retrouve, ou même qu’on désigne ça comme étant un moment où “je m’assied, je respire & je gamberge le moins possible”, beaucoup de gens s’accordent pour dire que ce genre de ‘pauses’, quand elle sont régulières, apportent une paix qui nous suit tout au long de nos journées.

Moi, avec des échos pareils, je me dis que ça vaut franchement la peine d’essayer de le faire, ce fameux ‘vide’.

Ce matin, j’ai donc mis mon réveil 20 minutes plus tôt (5h40, heavy métaaaal), et j’ai essayé de suivre les conseils de plusieurs pratiquants de méditation. Je me suis assise sur le bord de mon futon (je trouve ça plus glamour d’appeler ça un futon même si à dire vrai, j’ai juste tapé mon matelas ikea sur le sol), les jambes croisées devant moi, le dos droit mais pas trop, pour que ça reste naturel et confortable, et j’ai fermé les yeux. Vous vous demandez peut-être si (je vois déjà vos têtes goguenardes!), à une heure pareille, j’avais pas envie de me rendormir : et bien non! Au contraire, la meilleure façon de décrire ce que je ressentais serait de dire… de l’excitation.

Et c’est là que les choses se corsent : il faut prendre un point de concentration – un bruit léger qu’il y a autour de vous, votre respiration, ou même une mantra [1] – et fixer son attention dessus. Cela va sans dire qu’après même pas deux secondes, je partais en live, ou pire, je pensais “il faut pas que je pense à autre chose”… Là, le réflexe serait de s’énerver sur soi, de se sentir frustré, et probablement d’arrêter après 5 minutes. Mais il faut persévérer, et se ramener, gentiment (donc pas en râlant et se claquant la main sur le front) vers le point de concentration, autant de fois qu’il le faut.

Alors bien sûr, c’est pas en essayant une fois que je vais sentir quelque chose se passer en moi (ou même que je vais arriver à garder mon attention fixe). Mais j’avoue que j’étais très bien réveillée après, sans stress, et que rien que pour ça je vais tenter de renouveler l’expérience tous les matins, pendant quelques semaines.

Je vous tiendrai au courant de comment ça se passe, mais n’hésitez pas à explorer la chose vous-même. Je pense qu’un peu de calme et d’intériorité pourrait faire partie de la routine journalière de tout le monde, pas vrai?

Si vous voulez aller plus loin, lisez des choses sur la pleine conscience, ou trouvez-vous des ptits outils, par exemple.

[1] Un mot, un son, qu’on répète inlassablement, dans sa tête, ou tout haut (ou tout bas?).

Photo : mtungate 

NaNoWriMo ou le suicide social

“NaNoWriMo”, c’est un acronyme pour “National Novel Writing Month” (mois national d’écriture de roman). Tout national qu’il soit au départ, ce challenge d’écriture s’est propagé un peu partout dans le monde, & chaque année en novembre, des milliers de personnes commettent ce suicide social. Le but : écrire 50,000 mots, en un mois. Oui Monsieur.

Vous l’aurez deviné, soit parce que je vous l’ai déjà dit, soit à cause du badge présent dans ma sidebar, j’ai décidé d’y participer pour de vrai cette année. (Parce que l’année passée… j’ai plafonné le premier jour à 1500 mots… oui, riez bande d’ingrats.)

Si ça vous dit, il est encore temps de s’inscrire aujourd’hui, mais magnez-vous la souris!

Et si vous hésitez parce que vous n’aurez du coup rien préparé à l’avance, ne vous inquiétez pas, c’est pas forcément nécessaire. Avec autant de mots à pondre chaque jour, dites-vous à l’avance que vous écrirez une base très grossière (pour par dire un tas de mots puants, & je pourrais encore être plus vulgaire) de ce que vous pourrez seulement appeler plus tard ‘un roman’. L’idée, c’est de se lancer, d’arrêter de dire “j’ai toujouuurs voulu écrire un bouquin”, & de complètement être libéré de ces barrières qui nous font relire mille fois la même phrase. Bref, ça doit être une expérience dé-com-ple-xante! En bonne procrastineuse, j’approuve des deux pouces.

Tout ça pour dire qu’il ne faudra pas vous étonner de lire plusieurs billets sur mon épopée du stylo durant les 4 semaines à venir.

Souhaitez-moi bonne chance, & mieux encore, participez & ajoutez-moi comme contact sur le site du NaNo, question de pleurer des larmes de sang ensemble quand on en pourra plus!