THE maison !

Vous êtes-vous déjà demandé à quel moment vous aviez franchi le pas du monde merveilleux (hum) de l’âge adulte ? Entre nous, je pense que cette frontière n’existe pas vraiment, mais si je devais choisir un événement charnière qui s’en approche le plus, ce serait… il y a à peu près 3 mois, lorsque j’ai signé l’offre d’achat d’une maison. MA future maison.

Fini les loyers, les mois d’hésitation avant d’oser mettre ou non une étagère au mur (pour ne finalement pas le faire vu que le temps de se décider, le bail est presque fini), fini les studios au coût disproportionné : je vais devenir l’heureuse propriétaire d’un toit et d’un bout de terre. Bon, d’accord, la banque va surtout devenir propriétaire (j’entends les rabats-joie au fond de la salle), mais quand même, un endroit bien à moi, où je pourrai faire strictement ce que je veux avec la déco. Le RÊVE. En tous cas, un rêve, un de plus, que je suis bien chanceuse de pouvoir réaliser malgré mon salaire unique.

Le plus rigolo dans cette histoire, c’est qu’il m’a fallu – à moi, indécise chronique – mettre un seul pied dans la maison pour décider que c’était celle-là, pas une autre. Pourtant elle n’a pas tout pour elle : un état et une déco qui trahit son âge et celui de l’ex-occupante des lieux (magnifique assortiment de crucifix aux murs), donc beaucoup de travaux à faire, et un quartier résidentiel assez urbanisé alors que je fantasmais sur des maisons isolées dans la nature (j’aurai toujours une tiny house dans le cœur, peut-être un peu plus tard…). MAIS une maison de 1900 qui a une histoire, une drôle de petite ruelle piétonne pour arriver à l’entrée, beaucoup de lumière, deux coins à passer pour se retrouver au milieu de champs, un feu ouvert, sa relative petite taille, sa situation près des gens que j’aime (moi qui me sens parfois si seule), le chat d’à côté qui s’appelle Merlin, et juste ce sentiment irrépressible que je suis chez moi quand je passe la porte d’entrée.

En contredisant toutes les moyennes de l’immobilier brabançon en terme de temps de recherche (je l’ai trouvé après royalement trois semaines d’alertes sur immoweb et autres agences), je rédigeais l’offre dans le salon de mes parents 30 minutes après la première visite, et quelques jours plus tard, l’offre était signée, et contre-signée. Explosion de joie (et petits feux follets de nervosité).

Bref, sans autre préambule, voici quelques photos de ce qui deviendra mon plus grand projet de ces prochains mois. Mon très très très beau cadeau de Noël un peu avance, puisque les clefs me reviendront définitivement le 17 décembre prochain. Oui, JOIIIIE !

Il va de soi que je me ferai un très grand plaisir, ne fut-ce que parce que ça m’amusera beaucoup et ça me fera des souvenirs, de vous relater les étapes de la future rénovation. Je me fendrai même de petite vidéos, tiens, pour changer.