Cette année, je fête le nouvel an seule

L’année 2019 a été tout bonnement incroyable. J’ai réalisé mon rêve de marcher de ma maison d’enfance à Compostelle en passant par la voie du Puy et j’en ai appris tellement sur moi & ma relation au monde et aux autres. J’ai changé des mauvaises habitudes alimentaires (même si y a encore du boulot, c’est un travail de fond) et ça m’a permis, pour la première fois depuis des années, de ne plus être en surpoids et de me sentir bien dans mon corps. J’ai décroché mon diplôme d’infirmière. Et la liste pourrait continuer…

L’ultime tampon d’arrivée au cap Finisterre, le jour de mon anniversaire.

Toutes ces choses m’ont fait réaliser la force que j’ai et l’infinité des possibilités qui s’offrent à moi, vu l’environnement privilégié dans lequel j’évolue et les outils que ma vie et mon parcours m’ont mis dans les mains. Les choix à faire ne me paralysent plus, ils m’enthousiasment. Je prends les décisions qui me comblent le plus à cette étape-ci de mon histoire, et si j’abandonne certaines voies, j’ai la conviction qu’elles se représenteront plus tard, si ça a toujours du sens.

‘Quel rapport avec le réveillon de nouvel an ?’ me direz-vous. J’y viens, j’y viens.

Comme chaque année, grâce à des amis fidèles et conviviaux, j’ai été invitée à plusieurs soirées. Ma réaction spontanée fut d’accepter la première proposition qui s’était présentée, promettant un réveillon festif et gourmand. Mais il y avait un petit quelque chose qui résistait en moi…

Je ne suis pas une grande aficionado du nouvel an. Ces soirées n’ont jamais été les meilleures, j’avais toujours ce sentiment d’amusement un peu feint et forcé. Et cette année plus qu’une autre, j’avais envie d’écouter ma petite voix intérieure qui me disait de donner du sens à ce passage symbolique à une nouvelle décennie. Alors j’ai pris mon courage à deux mains, mettant de côté la peur de décevoir mes amis, et j’ai décidé de m’organiser un réveillon beaucoup plus introspectif, et solitaire.

Pas question de réveillonner avec la tante Mildred (via Giphy)

J’en entends certains murmurer d’ici : «bonjour le plan déprime…». Que nenni ! Je me réjouis de cette soirée en tête à tête avec moi-même, et je me suis préparée un petit programme qui me permettra de célébrer la nouvelle année comme j’en ai souvent rêvé :

  • Je suis en train de potasser un bouquin pour m’aider à m’orienter dans ma vie professionnelle (Mathieu Dardaillon, «Activez vos talents») : je vais passer l’après-midi à réaliser un exercice de ce livre (la ligne de vie, je vous en reparlerai sûrement dans un prochain billet).
  • Je vais prendre un temps pour dresser une liste de toutes les choses que je suis heureuse et/ou fière d’avoir accomplies en 2019.
  • Je vais me préparer un bon petit menu rien que pour moi : peut-être un plat hivernal japonais appelé ‘oden’, en concluant avec de la glace (direct dans le pot à la petite cuillère, s’il vous plaît!).
  • En mangeant, je vais me regarder un bon petit film (peut-être celui de Downton Abbey que je n’ai pas encore vu) et/ou lire un livre, au coin du poêle.
  • À l’approche de minuit (s’il ne pleut pas), j’irai dehors faire un feu dans un brasero, et regarder les étoiles en repensant à toutes les belles choses qui m’attendent dans le futur et à tous les gens que j’aime.

Après tout ça, j’irai me coucher sereine, fière d’avoir appris à conquérir et aimer ma propre compagnie (grand accomplissement personnel de 2019), d’avoir résisté face aux sirènes de la sociabilisation convenue, prête pour entamer le chapitre 2020 et tous les défis qu’il mettra sur ma route.

So far, so good : les débuts de 2019

Il s’en est passé des choses depuis ma dernière bafouille en ligne! Plus de quatre ans quand même… Mais les Pascaleries sont toujours là, telle une épave moribonde sur les flots de l’internet francophone (oui, je vous ai pas dit, je suis devenue poète entre-temps).

Pourquoi cet hiatus interminable alors que j’exprimais justement mon envie d’écrire dans le précédent article? Plusieurs petites raisons…

Mais qu’est-ce que j’ai fichu pendant tout ce temps?

En septembre 2014, j’entamais des études d’infirmière, pleine d’enthousiasme et d’envie de m’investir dans un job humaniste à l’impact concret (HAHAHA, j’aurai beaucoup à redire là-dessus dans des articles futurs). La réalité des études m’a bien rattrapé : des stages stressants et usants, des cours à avaler, des petits jobs sur le côté pour assumer le loyer, et j’en passe. En bref, exit le glandage sur internet pendant 5 ans, j’ai lâchement abandonné la plupart de mes comptes.

Et oui.

À côté de cette réorientation faramineuse, j’ai choisi des loisirs qui me vident la tête plutôt que le clavier. J’ai rejoint une chorale de feu de dieu, j’ai essayé de lire tant bien que mal, j’ai pas mal randonné, j’ai fait mes premiers pas de souris en zéro déchet. Je n’ai bien sûr regardé AUCUNE série (………..hum). Plus sérieusement, j’ai même délaissé ma PS4 et ma PSP qui se languissent sous un tas de poussière (même pas vrai, je nettoye quand même). Quoi? Ce serait ça devenir adulte? Nooooooon!

Et maintenant?

Maintenant, je vis à Bruxelles, dans un mini-studio sous les toits. En (presque) parfaite harmonie avec Pixel.

Mais non hein : moi je mange toutes les pâtes, vous rigolez ou quoi?

je boucle mes derniers stage de docile étudiante infirmière, et je me penche sur la dernière ligne droite, à savoir le travail de fin d’étude. Je compte bien profiter de ces prochaines semaines pour mener à bien plusieurs projets : utiliser la méthode Mari Kondo pour réduire un peu plus mes possessions, avancer dans mes balbutiements de diminution de déchets, apprendre de nouvelles recettes, lire plus… Si le printemps qui se pointe à l’horizon continue à alimenter ce pic de motivation, je rapporterai peut-être même mes progrès rien que pour VOUS, ma foule en délire de lecteurs! (…salut maman)

Et après après?

2019 devrait marquer la réalisation de deux grandes ambitions : devenir officiellement infirmière (croisons les doigts), et… marcher jusque Compostelle, à partir de Limal et la maison de mes parents, lieu symbolique de mon enfance et de ma prime jeunesse. Une longue marche de trois mois et demi pour découvrir pas mal de choses sur moi-même et ma relation au monde et aux autres (je l’espère), mais ça on en parlera plus tard.

BREF. Beaucoup de choses. Suite au prochain épisode! (Ou devrais-je dire, à dans quatre ans?)