Ne pas se laisser faire par son clavier

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J’ai l’impression que c’était encore hier que je m’inscrivais sur Livejournal et que je découvrais, avec bonheur, le monde des blogs personnels. Chaque fois que j’ouvrais mon éditeur de texte, je sentais une délicieuse petite excitation : quelles bêtises allais-je pouvoir bien raconter aujourd’hui? Et si j’avais parfois du mal à démarrer la rédaction, c’était plus à cause du trop-plein d’idées qu’autre chose (je n’ai jamais été en reste quand il s’agit de lâcher des inconséquences).

Et puis un jour – est-ce que ce sont les études et le passage à l’âge ‘adulte’ (ahem, triplez les guillemets) qui sont passés par là? – ça a changé. Mon clavier a commencé à me faire peur. J’avais l’impression que ce que j’écrirais devrait prouver quelque chose à quelqu’un. Peut-être simplement à moi-même si je réfléchis bien.

Bref, le blog a flanché pendant des années, je n’ai plus écrit de fiction, à dire vrai, j’ai jeté l’éponge.

Et nous en arrivons à aujourd’hui.

Et aujourd’hui, j’en ai assez. Mon clavier me démange depuis trop longtemps. Les peurs que j’avais, et que j’ai toujours, j’ai décidé d’arrêter de leur laisser toute la place. Je. Veux. Écrire. Même si c’est pourri, même si personne ne lit.

Et pour donner un bon coup de pied là-où-je-pense à mes peurs, j’ai décidé de retenter l’entreprise folle qu’est le nanowrimo. Alors oui, je vais peut-être ne pas réussir à aligner mes 50000 mots, et je vais peut-être me mettre à détester mon histoire après une semaine, mais zut à la fin! Faut que je me sorte de cette stratégie toxique d’évitement qui m’a fait redesigner ce blog des dizaines de fois sans me lancer dans l’écriture d’un seul billet.

Parce que j’aime ça, écrire. Et je crois même qu’avec un peu d’entraînement, je pourrais en faire quelque chose de bien.

Et que ceux qui se reconnaissent dans mes lignes fassent pareil : au diable l’autocritique qui paralyse, et vive la spontanéité!

[Source de l’image : weheartit]

Pécrot, sa boue, ses champs

Qu’on se le dise : je n’ai pas la patience, ni le talent, ni le matériel d’une photographe. Mais ça n’empêche pas que j’aime bien prendre en photo de belles choses, un peu comme la plupart d’entre nous. Alors je me suis dit que je vous ferais un petit topo en images de mes régulières randonnées. Et me connaissant, j’aurai sûrement très vite à leur associer des petites anecdotes de mes futures mésaventures.

Mais cette fois-ci, à part la boue qui a bien failli réussir à me voler mes bottines (et oui, je suis le genre de gourde qui décide d’aller marcher près d’un étang alors qu’il a plu les deux jours précédents), R-A-S.

La ballade fut courte (7km) mais super agréable. Elle partait du village de Pécrot (le livre de randos l’introduit d’ailleurs par un rappel de l’accident de train… sympa), et tournait autour de Florival.

Place à la natuuuure!

Voilà le fameux étang. Que j’ai longé sur fond de ‘squouich squouich’.

Je vous présente Norbert (au fond à droite) qui trottinait gaiement en ma direction
pour me dire bonjour (“T’as quoi à bouffer?”)

Lueur d’espoir après toute cette grisaille tristounette.

Oh des jolies fleurs (qui n’avaient pas que la couleur de l’urine..
merci à Médor qui était passé par là)

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Vers l’infini et au-delà!

Je m’aperçois que je n’ai fait aucune photo (du moins digne de ce nom) de forêt. Or l’itinéraire en comptait pas mal. En même temps il aurait probablement fait trop sombre.

Je vous conseille en tous cas ce petit coin du Brabant Wallon : un peu vallonné, mais juste ce qu’il faut, avec de l’eau, des forêts et des zolis champs. Mais pour la raison de l’eau, je vous conseillerais de vous y promener en été. Pas comme d’autres…

À bientôt pour un autre vagabondage!

Bisous bisous.