So far, so good : les débuts de 2019

Il s’en est passé des choses depuis ma dernière bafouille en ligne! Plus de quatre ans quand même… Mais les Pascaleries sont toujours là, telle une épave moribonde sur les flots de l’internet francophone (oui, je vous ai pas dit, je suis devenue poète entre-temps).

Pourquoi cet hiatus interminable alors que j’exprimais justement mon envie d’écrire dans le précédent article? Plusieurs petites raisons…

Mais qu’est-ce que j’ai fichu pendant tout ce temps?

En septembre 2014, j’entamais des études d’infirmière, pleine d’enthousiasme et d’envie de m’investir dans un job humaniste à l’impact concret (HAHAHA, j’aurai beaucoup à redire là-dessus dans des articles futurs). La réalité des études m’a bien rattrapé : des stages stressants et usants, des cours à avaler, des petits jobs sur le côté pour assumer le loyer, et j’en passe. En bref, exit le glandage sur internet pendant 5 ans, j’ai lâchement abandonné la plupart de mes comptes.

Et oui.

À côté de cette réorientation faramineuse, j’ai choisi des loisirs qui me vident la tête plutôt que le clavier. J’ai rejoint une chorale de feu de dieu, j’ai essayé de lire tant bien que mal, j’ai pas mal randonné, j’ai fait mes premiers pas de souris en zéro déchet. Je n’ai bien sûr regardé AUCUNE série (………..hum). Plus sérieusement, j’ai même délaissé ma PS4 et ma PSP qui se languissent sous un tas de poussière (même pas vrai, je nettoye quand même). Quoi? Ce serait ça devenir adulte? Nooooooon!

Et maintenant?

Maintenant, je vis à Bruxelles, dans un mini-studio sous les toits. En (presque) parfaite harmonie avec Pixel.

Mais non hein : moi je mange toutes les pâtes, vous rigolez ou quoi?

je boucle mes derniers stage de docile étudiante infirmière, et je me penche sur la dernière ligne droite, à savoir le travail de fin d’étude. Je compte bien profiter de ces prochaines semaines pour mener à bien plusieurs projets : utiliser la méthode Mari Kondo pour réduire un peu plus mes possessions, avancer dans mes balbutiements de diminution de déchets, apprendre de nouvelles recettes, lire plus… Si le printemps qui se pointe à l’horizon continue à alimenter ce pic de motivation, je rapporterai peut-être même mes progrès rien pour VOUS, ma foule en délire de lecteurs! (…salut maman)

Et après après?

2019 devrait marquer la réalisation de deux grandes ambitions : devenir officiellement infirmière (croisons les doigts), et… marcher jusque Compostelle, à partir de Limal et la maison de mes parents, lieu symbolique de mon enfance et de ma prime jeunesse. Une looongue marche de trois mois et demi pour découvrir pas mal de choses sur moi-même et ma relation au monde et aux autres (je l’espère), mais ça on en parlera plus tard.

BREF. Beaucoup de choses. Suite au prochain épisode! (Ou devrais-je dire, à dans quatre ans?)

Ne pas se laisser faire par son clavier

write

J’ai l’impression que c’était encore hier que je m’inscrivais sur Livejournal et que je découvrais, avec bonheur, le monde des blogs personnels. Chaque fois que j’ouvrais mon éditeur de texte, je sentais une délicieuse petite excitation : quelles bêtises allais-je pouvoir bien raconter aujourd’hui? Et si j’avais parfois du mal à démarrer la rédaction, c’était plus à cause du trop-plein d’idées qu’autre chose (je n’ai jamais été en reste quand il s’agit de lâcher des inconséquences).

Et puis un jour – est-ce que ce sont les études et le passage à l’âge ‘adulte’ (ahem, triplez les guillemets) qui sont passés par là? – ça a changé. Mon clavier a commencé à me faire peur. J’avais l’impression que ce que j’écrirais devrait prouver quelque chose à quelqu’un. Peut-être simplement à moi-même si je réfléchis bien.

Bref, le blog a flanché pendant des années, je n’ai plus écrit de fiction, à dire vrai, j’ai jeté l’éponge.

Et nous en arrivons à aujourd’hui.

Et aujourd’hui, j’en ai assez. Mon clavier me démange depuis trop longtemps. Les peurs que j’avais, et que j’ai toujours, j’ai décidé d’arrêter de leur laisser toute la place. Je. Veux. Écrire. Même si c’est pourri, même si personne ne lit.

Et pour donner un bon coup de pied là-où-je-pense à mes peurs, j’ai décidé de retenter l’entreprise folle qu’est le nanowrimo. Alors oui, je vais peut-être ne pas réussir à aligner mes 50000 mots, et je vais peut-être me mettre à détester mon histoire après une semaine, mais zut à la fin! Faut que je me sorte de cette stratégie toxique d’évitement qui m’a fait redesigner ce blog des dizaines de fois sans me lancer dans l’écriture d’un seul billet.

Parce que j’aime ça, écrire. Et je crois même qu’avec un peu d’entraînement, je pourrais en faire quelque chose de bien.

Et que ceux qui se reconnaissent dans mes lignes fassent pareil : au diable l’autocritique qui paralyse, et vive la spontanéité!

[Source de l’image : weheartit]

Le mur bleu

Entre le loyer un poil au-dessus de mes moyens, et un manque cruel de nature, je me suis résolue à me mettre à la recherche d’un nouveau lieu de vie. Et bingo, après une seule visite de colocation, j’étais séduite : une über chambre, des roomies à l’air ultra sympathique, une magnifique vue, et un écrin de verdure, le paradis quoi! Autant pour moi que pour mon félin, qui va enfin avoir la belle vie et pouvoir se rouler dans l’herbe (et, soyons francs, m’éviter un maximum la corvée de litière…).

Lors de cette première visite, dans l’enthousiasme provoqué par la taille de la chambre (je peux étendre les deux bras sans toucher aucun des murs quoi!), j’ai complètement zappé un détail. Un gros détail. Un des deux plus grand mur est bleu.

Rien de bien dramatique me direz-vous, mais pour une fan de déco d’intérieur qui imagine depuis des semaines comment décorer son futur endroit de vie (call me a maniac) et qui avait un zoli schéma de couleurs en tête qui, bien évidemment, jure avec le bleu en question, ça a bien causé une petite déception.

Le déception passée, je me suis dit : « Pascale, c’est un défi que la providence te lance! ». Ni une, ni deux, je commence à scruter l’internet pour de nouveaux ensemble de couleurs pas trop classiques et incluant ce bleu ni marine, ni roi. Et voici l’idée à laquelle je suis arrivée.

J’aime assez l’idée de ne pas se limiter à un dégradé de bleus, et d’appuyer sur des petites touches jaunes pour rendre l’ensemble un peu plus funky.

Promis, vous aurez droit aux photos avant-après (même si la photo d’avant risque d’être polluée par le tas de mes affaires en plein milieu du plancher mais bon, blah). Y a plus qu’à se retrousser les manches pour donner vie à tout ça.

Bisous bisous.

Pécrot, sa boue, ses champs

Qu’on se le dise : je n’ai pas la patience, ni le talent, ni le matériel d’une photographe. Mais ça n’empêche pas que j’aime bien prendre en photo de belles choses, un peu comme la plupart d’entre nous. Alors je me suis dit que je vous ferais un petit topo en images de mes régulières randonnées. Et me connaissant, j’aurai sûrement très vite à leur associer des petites anecdotes de mes futures mésaventures.

Mais cette fois-ci, à part la boue qui a bien failli réussir à me voler mes bottines (et oui, je suis le genre de gourde qui décide d’aller marcher près d’un étang alors qu’il a plu les deux jours précédents), R-A-S.

La ballade fut courte (7km) mais super agréable. Elle partait du village de Pécrot (le livre de randos l’introduit d’ailleurs par un rappel de l’accident de train… sympa), et tournait autour de Florival.

Place à la natuuuure!

Voilà le fameux étang. Que j’ai longé sur fond de ‘squouich squouich’.

Je vous présente Norbert (au fond à droite) qui trottinait gaiement en ma direction
pour me dire bonjour (« T’as quoi à bouffer? »)

Lueur d’espoir après toute cette grisaille tristounette.

Oh des jolies fleurs (qui n’avaient pas que la couleur de l’urine..
merci à Médor qui était passé par là)

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Vers l’infini et au-delà!

Je m’aperçois que je n’ai fait aucune photo (du moins digne de ce nom) de forêt. Or l’itinéraire en comptait pas mal. En même temps il aurait probablement fait trop sombre.

Je vous conseille en tous cas ce petit coin du Brabant Wallon : un peu vallonné, mais juste ce qu’il faut, avec de l’eau, des forêts et des zolis champs. Mais pour la raison de l’eau, je vous conseillerais de vous y promener en été. Pas comme d’autres…

À bientôt pour un autre vagabondage!

Bisous bisous.

2014, année de la…?

La seule chose qui rime avec 2014 est… quatorze. Dingue, hein? On a réalisé ça alors qu’on essayait de faire un concours de beaux jeux de mot spirituels en ‘quatorze’ pendant notre mémorable réveillon entre amis.

Dommage, je voulais vous faire un titre de la mort-qui-tue avec une super rime qui introduirait à la perfection ce post de (how original) bonnes résolutions. D’ailleurs, allons-y, parlons-en de ces résolutions.

2014, ANNÉE DE LA REMISE EN FORME

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Aaaah, revenir à la condition physique d’antan, perdre quelques kilos, n’est-ce pas la résolution la plus énoncée en janvier? Probablement. Je n’y coupe pas, mais pour ce que je pense être de bonnes raisons : j’ai des envies de grandes randonnées (j’ai un projet un peu fou-fou en tête), de plus d’énergie tous les matins, de consommation responsable, de refaire un mini-marathon pour une oeuvre caritative (et je me fiche d’arriver dans les derniers), et tout simplement, de respecter mon petit corps. Je lui dois bien ça, après tout. Il a pas été gâté ces dernières années.

2014, ANNÉE DE LA GENTILLESSE

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Pascale prendra un billet aller pour le monde des Bisounours cette année. Bon, quand même pas, mais fuir la médisance facile, plus faire attention aux sentiments des autres, oui, j’essaierai.

2014, ANNÉE DE LA LECTUUURE

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Et ouiii, attendez-vous à voir refleurir des reviews de bouquins. Les livres feront partie intégrantes de cette nouvelle année. Je me suis fait la promesse de lire minimum deux livres par mois (oui, je lis lentement).

Ah, et je vous ai pas dit, mais j’ai réalisé ces derniers mois une de mes envies de toujours, à savoir de lancer et de participer à un club de lecture! Et jusqu’à présent, tout se passe trop trop bien : les participants sont géniaux et les propositions de livres sont à baver (même si de préférence pas dessus).

2014, ANNÉE DU RECYCLAGE MUSICAL

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En 2012 et 2013, je suis officiellement passée dans le clan des gens qui se contentent d’écouter la radio et ne prennent presque plus le temps de mettre à jour leur collection musicale. Trop c’est trop! Pas question de continuer sur cette pente. Je compte bien voir ce que sont devenus mes groupes chouchous et découvrir d’autres artistes, et je me fixerai même des plages horaires réservées musique s’il le faut!

Et puis je spammerai ce blog de jolis mix 8tracks pour vous faire partager mes découvertes. Voilà.

2014, ANNÉE DE LA RÉ-INTOXICATION AUX JEUX VIDÉOS

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Oui, Mesdames et Messieurs, j’étais une gameuse. Je faisais partie de ces gens qui pouvaient tellement s’immerger dans le scénario d’un bon RPG qu’il en perdaient la notion du temps. J’étais une fan des Final Fantasy, et de tant d’autres jeux auxquels je jouais (ou regardais mon frère jouer). Et tout ça me manque, j’ai l’impression que je loupe plein de jolies / passionnantes choses. Alors petit à petit, à coup de FFXIII, de Persona 3, ou encore de Heavy Rain, je vais remettre le pied à l’étrier (j’ai d’ailleurs bien commencé!).

2014, L’ANNÉE CROMLEC’H/SEN

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Cromlec’h et Sen sont les noms des projets musicaux et groupes auxquels je participe, et ils auront une place pri-o-ri-taire tout au long de l’année. C’est pourquoi je me permettrai de faire la pub pour l’un ou l’autre de nos concerts sur ce blog.

2014, L’ANNÉE D’UN TRÈS GROS CHANGEMENT

Mais chuuut, je vous en dit pas plus pour le moment. Il n’est pas encore temps d’en parler…

Je vous souhaite aussi de vous lâcher en bonnes résolutions les ptits gars, ça rend tout ‘pumped-up’ et ça fait du bien!

Bisous bisous.

Sources des images : 1. 2. 3. 4. 5.

The perks of being a wallflower

Il y a à peu près 6 mois, je suis tombée en amour avec cette vidéo :

Enchantée du ton donné par ces deux minutes et des poussières, quand le film est finalement sorti, j’ai décidé de ne rien lire, même pas un résumé. Et nom d’un chien, je m’en félicite, je n’en ai été que plus touchée par ce film.

J’ai eu droit à une bouffée de poésie douce-amère, de moments drôles, angoissants, attachants. Ce film parvient à dépeindre l’innocence, l’enthousiasme, mais aussi la maturité d’adolescents qui, chacun à leur manière, ont eu leur lot d’épreuves (et non des moindres).

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On voit trop souvent des descriptions d’adolescents soit qui exagèrent le côté ‘écervelé’, soit qui ne correspondent en rien à la réalité. Or c’est un âge de transition où tellement de choses se passent, où on est jamais d’un bloc, où on subit constamment des hauts et des bas. J’ai eu l’impression que l’auteur du livre, qui est aussi le réalisateur du film, avait tout compris.

C’est un bonheur de voir un film où le pathos n’est pas constamment souligné au fluo mais qui, subtilement, fait le portrait de tout ce qui fait la vie : les liens, les aspirations, les déceptions, les malheurs, les accidents…

Logan Lerman (… qui est décidément un mini-Christian Bale!), Emma Watson et Ezra Miller (j’adore ce garçon, je le trouvais déjà fabuleux dans « We have to talk about Kevin ») sont on ne peut plus justes dans leurs interprétations. On croit à leur complicité dur comme fer.

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Ca faisait très très très longtemps que je n’avais plus eu envie de voir un film au point d’aller au ciné seule, mais pour le coup, je m’applaudis. La fin du film m’a laissé tout émue dans mon fauteuil, avec une bonne dose de foi en la nature humaine. Je ne peux que vous conseiller d’aller le voir, en espérant que vous soyez touchés par cette histoire d’ados à la fois tout-à-fait et pas du tout comme vous et moi.

Aussi, mention spéciale pour la bande-originale. Un régal.

Accomplissements de 2012

Aaah, décembre. La saison des best of et autres rétrospectives à gogo. L’occasion pour tout le monde de se retourner sur le chemin parcouru et de dresser le bilan : c’était comment 2012?

Les filles de chez Mademoizelle n’ont pas dérogé à la tendance, et ont lancé un sujet de forum sur les succès, petits ou grands, de chacun et chacune en 2012. La lecture de toutes ces réponses m’a donné des papillons dans le ventre. Du coup, j’ai décidé de faire pareil ici, et ça fait que du bien!

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  • j’ai enfin appris à conduire
  • j’ai perdu 7 kilos
  • j’ai été là pour ma famille pendant les moments difficiles
  • j’ai chanté dans le cadre d’une première partie magique (avec Rudy Coclet au son, s’il vous plait !) – merci Thierry
  • j’ai renoué avec des amis qui me manquaient énormément
  • j’ai trouvé un job, d’appoint, ok, mais qui respecte mes valeurs
  • j’ai éliminé un projet professionnel qui ne m’allait pas grâce à une formation qui m’a bien fait comprendre que ce n’était pas pour moi
  • j’ai renoué avec le théâtre avec un nouveau début dans un cours de déclamation
  • j’ai appris mes limites quant à vivre avec des autres en colocation
  • j’ai lu des choses qui m’ont bouleversée
  • j’ai découvert la psychologie positive et me suis mise à l’étudier
  • je me suis éduquée point de vue de mon comportement de consommatrice, j’ai fait mes premiers tout petits pas en simplicité volontaire
  • on m’a appris que j’étais atteinte d’une maladie et je ne me suis pas découragée
  • j’ai appris à porter des talons
  • j’ai testé et raté ma participation à ‘The Voice’ et – j’en suis la première étonnée – n’en ai eu aucune rancœur et aucun regret
  • j’ai accepté mon hypersensibilité
  • j’ai recommencé à mettre en ordre ma collection musicale
  • j’ai acheté moins de livres
  • je me suis engagée politiquement
  • je me suis prouvé que je pouvais être sportive sans l’aide de personne
  • j’ai tenté l’expérience d’un Ludum Dare collectif
  • j’ai un peu appris à faire de la 3D (pas aimé, mais essayé)
  • je me suis découvert une nouvelle passion pour Batman (…et Christian Bale)
  • je suis passée au-delà d’aprioris négatifs envers une personne qui pourrait bien même devenir une amie
  • j’ai satisfait à mon nouveau job, je bosse vite et bien
  • j’ai fêté dignement mon anniversaire
  • j’ai commencé à sérieusement me bouger pour opérer de vrais ‘mieux’ dans ma vie professionnelle et personnelle
  • j’ai lancé ce nouveau blog

Source de l’image : WeHeartIt