2014, année de la…?

La seule chose qui rime avec 2014 est… quatorze. Dingue, hein? On a réalisé ça alors qu’on essayait de faire un concours de beaux jeux de mot spirituels en ‘quatorze’ pendant notre mémorable réveillon entre amis.

Dommage, je voulais vous faire un titre de la mort-qui-tue avec une super rime qui introduirait à la perfection ce post de (how original) bonnes résolutions. D’ailleurs, allons-y, parlons-en de ces résolutions.

2014, ANNÉE DE LA REMISE EN FORME

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Aaaah, revenir à la condition physique d’antan, perdre quelques kilos, n’est-ce pas la résolution la plus énoncée en janvier? Probablement. Je n’y coupe pas, mais pour ce que je pense être de bonnes raisons : j’ai des envies de grandes randonnées (j’ai un projet un peu fou-fou en tête), de plus d’énergie tous les matins, de consommation responsable, de refaire un mini-marathon pour une oeuvre caritative (et je me fiche d’arriver dans les derniers), et tout simplement, de respecter mon petit corps. Je lui dois bien ça, après tout. Il a pas été gâté ces dernières années.

2014, ANNÉE DE LA GENTILLESSE

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Pascale prendra un billet aller pour le monde des Bisounours cette année. Bon, quand même pas, mais fuir la médisance facile, plus faire attention aux sentiments des autres, oui, j’essaierai.

2014, ANNÉE DE LA LECTUUURE

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Et ouiii, attendez-vous à voir refleurir des reviews de bouquins. Les livres feront partie intégrantes de cette nouvelle année. Je me suis fait la promesse de lire minimum deux livres par mois (oui, je lis lentement).

Ah, et je vous ai pas dit, mais j’ai réalisé ces derniers mois une de mes envies de toujours, à savoir de lancer et de participer à un club de lecture! Et jusqu’à présent, tout se passe trop trop bien : les participants sont géniaux et les propositions de livres sont à baver (même si de préférence pas dessus).

2014, ANNÉE DU RECYCLAGE MUSICAL

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En 2012 et 2013, je suis officiellement passée dans le clan des gens qui se contentent d’écouter la radio et ne prennent presque plus le temps de mettre à jour leur collection musicale. Trop c’est trop! Pas question de continuer sur cette pente. Je compte bien voir ce que sont devenus mes groupes chouchous et découvrir d’autres artistes, et je me fixerai même des plages horaires réservées musique s’il le faut!

Et puis je spammerai ce blog de jolis mix 8tracks pour vous faire partager mes découvertes. Voilà.

2014, ANNÉE DE LA RÉ-INTOXICATION AUX JEUX VIDÉOS

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Oui, Mesdames et Messieurs, j’étais une gameuse. Je faisais partie de ces gens qui pouvaient tellement s’immerger dans le scénario d’un bon RPG qu’il en perdaient la notion du temps. J’étais une fan des Final Fantasy, et de tant d’autres jeux auxquels je jouais (ou regardais mon frère jouer). Et tout ça me manque, j’ai l’impression que je loupe plein de jolies / passionnantes choses. Alors petit à petit, à coup de FFXIII, de Persona 3, ou encore de Heavy Rain, je vais remettre le pied à l’étrier (j’ai d’ailleurs bien commencé!).

2014, L’ANNÉE CROMLEC’H/SEN

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Cromlec’h et Sen sont les noms des projets musicaux et groupes auxquels je participe, et ils auront une place pri-o-ri-taire tout au long de l’année. C’est pourquoi je me permettrai de faire la pub pour l’un ou l’autre de nos concerts sur ce blog.

2014, L’ANNÉE D’UN TRÈS GROS CHANGEMENT

Mais chuuut, je vous en dit pas plus pour le moment. Il n’est pas encore temps d’en parler…

Je vous souhaite aussi de vous lâcher en bonnes résolutions les ptits gars, ça rend tout ‘pumped-up’ et ça fait du bien!

Bisous bisous.

Sources des images : 1. 2. 3. 4. 5.

Accomplissements de 2012

Aaah, décembre. La saison des best of et autres rétrospectives à gogo. L’occasion pour tout le monde de se retourner sur le chemin parcouru et de dresser le bilan : c’était comment 2012?

Les filles de chez Mademoizelle n’ont pas dérogé à la tendance, et ont lancé un sujet de forum sur les succès, petits ou grands, de chacun et chacune en 2012. La lecture de toutes ces réponses m’a donné des papillons dans le ventre. Du coup, j’ai décidé de faire pareil ici, et ça fait que du bien!

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  • j’ai enfin appris à conduire
  • j’ai perdu 7 kilos
  • j’ai été là pour ma famille pendant les moments difficiles
  • j’ai chanté dans le cadre d’une première partie magique (avec Rudy Coclet au son, s’il vous plait !) – merci Thierry
  • j’ai renoué avec des amis qui me manquaient énormément
  • j’ai trouvé un job, d’appoint, ok, mais qui respecte mes valeurs
  • j’ai éliminé un projet professionnel qui ne m’allait pas grâce à une formation qui m’a bien fait comprendre que ce n’était pas pour moi
  • j’ai renoué avec le théâtre avec un nouveau début dans un cours de déclamation
  • j’ai appris mes limites quant à vivre avec des autres en colocation
  • j’ai lu des choses qui m’ont bouleversée
  • j’ai découvert la psychologie positive et me suis mise à l’étudier
  • je me suis éduquée point de vue de mon comportement de consommatrice, j’ai fait mes premiers tout petits pas en simplicité volontaire
  • on m’a appris que j’étais atteinte d’une maladie et je ne me suis pas découragée
  • j’ai appris à porter des talons
  • j’ai testé et raté ma participation à ‘The Voice’ et – j’en suis la première étonnée – n’en ai eu aucune rancœur et aucun regret
  • j’ai accepté mon hypersensibilité
  • j’ai recommencé à mettre en ordre ma collection musicale
  • j’ai acheté moins de livres
  • je me suis engagée politiquement
  • je me suis prouvé que je pouvais être sportive sans l’aide de personne
  • j’ai tenté l’expérience d’un Ludum Dare collectif
  • j’ai un peu appris à faire de la 3D (pas aimé, mais essayé)
  • je me suis découvert une nouvelle passion pour Batman (…et Christian Bale)
  • je suis passée au-delà d’aprioris négatifs envers une personne qui pourrait bien même devenir une amie
  • j’ai satisfait à mon nouveau job, je bosse vite et bien
  • j’ai fêté dignement mon anniversaire
  • j’ai commencé à sérieusement me bouger pour opérer de vrais ‘mieux’ dans ma vie professionnelle et personnelle
  • j’ai lancé ce nouveau blog

Source de l’image : WeHeartIt

Leçon de Gratitude pour la bande d’ingrats que nous sommes souvent

« Leçon », c’est vite dit, parce que croyez-moi, je ne suis pas encore bien meilleure élève en gratitude que n’importe qui d’entre nous… Cela dit, je crois bon d’y travailler.

J’ai personnellement commencé à noter, le plus régulièrement possible, des listes de petites ou grandes choses pour lesquelles je suis reconnaissante, ou qui me donnent de la joie. C’est pas facile tous les jours, mais plus on s’entraîne à y penser, plus un nombre fou de choses vient à l’esprit. Un peu comme quand on devient meilleur dans un sport.

Et par ce genre de « discipline », vous augmentez votre capacité à remarquer et mettre à l’avant dans votre vie les choses qui vont bien, au lieu de celles qui vous chiffonnent.

Si je pense à vous parler de ça, c’est parce que j’ai reçu dans mes mails une vidéo de la part de ma maman qui nous encourage à plus d’attention, d’imagination, et de gratitude. Alors oui, ok, la vidéo – ci-dessous – est un poil kitchounette, mais ça m’empêche pas de me sentir complètement en accord avec ce qu’elle essaye de faire passer.

Trouvez vos petits moyens à vous (des notes, des pauses réflexion, des listes, …) mais ouvrez vos mirettes, et dites merci.

« Quand je regarde la télé, ce sont juste des émissions que tu.. qui font semblant. Et quand tu explores, tu as plus d’imagination que tu n’avais avant. Et quand tu as plus d’imagination, ça te donne envie d’aller plus profond, pour en avoir encore plus, pour voir des choses plus belles, comme.. ça pourrait être un chemin, et si c’est un chemin, il pourrait amener à une plage ou quoi, et ça pourrait être magnifique. »

Tu penses que c’est juste un autre jour dans ta vie. Ce n’est pas juste un autre jour, c’est le jour qui t’est donné aujourd’hui. Il t’est donné. C’est un cadeau. C’est le seul cadeau que tu as pour le moment, et la seule manière appropriée d’y répondre est la gratitude.

Si tu ne fais rien d’autre que cultiver cette réponse à cet incroyable cadeau qu’est cet unique jour, si tu apprends à répondre comme si c’était le tout premier jour de ta vie, et le tout dernier, alors tu auras très bien utilisé ce jour.

Commence par ouvrir tes yeux et sois surpris que tu as des yeux que tu peux ouvrir, sois surpris de cet incroyable ensemble de couleurs qui nous sont constamment offertes pour notre simple appréciation. Regarde le ciel. Nous regardons si rarement le ciel. Nous remarquons si rarement combien il est changeant de moment en moment, avec les nuages qui vont et viennent. Nous pensons simplement au temps, et même pour celui-ci nous ne réfléchissons pas à ses multitudes de nuances. Nous pensons seulement en termes de ‘bon temps’ et ‘mauvais temps’.

Ce jour, maintenant, a un temps unique, peut-être une sorte qui ne reviendra plus jamais sous cette forme exacte. La formation des nuages ne sera plus jamais la même qu’en ce moment.

Ouvre tes yeux. Regarde ça.

Regarde les visages des personnes que tu rencontres. Chacun a une histoire incroyable derrière son visage, une histoire que tu ne pourrais jamais totalement appréhender. Pas seulement leur histoire propre, mais celle de leurs ancêtres. Nous venons tous de si loin.

Et dans ce moment présent, en ce jour, toutes les personnes que tu rencontres, toute cette vie issue de générations et de tellement de lieux dans le monde, afflue et te rencontre ici, comme une eau qui donne la vie, si seulement tu ouvres ton cœur et bois.

Ouvre ton cœur aux incroyables dons de la civilisation. Tu actionnes un interrupteur et il y a de la lumière artificielle. Tu tournes un robinet et il y a de l’eau chaude et de l’eau froide et de l’eau potable. C’est un cadeau que des millions de personnes dans le monde ne connaîtront jamais. Et ce ne sont que quelques-uns du nombre énorme de dons auxquels tu peux ouvrir ton cœur.

Je fais donc le souhait que tu ouvres ton cœur à toutes ces bénédictions, et que tu les laisses te traverser. Que chaque personne que tu rencontreras aujourd’hui sera bénie par toi, juste par ton sourire, par tes mains, juste par ta présence.

Laisse la gratitude déborder en bénédictions tout autour de toi, et alors, aujourd’hui sera une vraie belle journée.

Traduction du texte de la vidéo par mes soins (d’où les probables anglicismes..)

Premiers pas en méditation

J’ai une confidence à vous faire : je suis officiellement devenue une junkie aux théories & pratiques de développement personnel. J’ai une collection de bouquins sur le sujet (les sujets plutôt) qui grandit dangereusement ces dernières années, et ce n’est manifestement pas près de s’arrêter…

Ne croyez-pas que je suis naïve au point de penser que mon bonheur m’attend sous une belle reliure & qu’il me suffira de tomber sur LE bon livre pour vivre un nirvana coiffé de plénitude béate. Non non. Je suis simplement intéressée par la lecture d’expériences d’autres à propos de façons de voir la vie et de la remplir qui ne me viendraient pas instinctivement. J’aime à penser que ma culture, mon quotidien, et la façon dont se structurent mes perceptions dans ma tête ne contiennent qu’une petite part de ce que le monde a à offrir, et je trouve que les livres – ou les rencontres, ou les conférences, ou les films, etc – peuvent être autant de merveilleuses portes d’entrées. Des portes que j’ouvrirai parfois pour tout de suite les reclaquer et m’enfuir très loin, mais d’autres qui m’intrigueront et cacheront des choses que j’explorerai un peu plus avant.

Et c’est le cas de la méditation.

Qu’on appelle ça ‘méditation’, ou que ce soit d’autres noms vu toutes les traditions & cultures dans lesquelles cette pratique se retrouve, ou même qu’on désigne ça comme étant un moment où « je m’assied, je respire & je gamberge le moins possible », beaucoup de gens s’accordent pour dire que ce genre de ‘pauses’, quand elle sont régulières, apportent une paix qui nous suit tout au long de nos journées.

Moi, avec des échos pareils, je me dis que ça vaut franchement la peine d’essayer de le faire, ce fameux ‘vide’.

Ce matin, j’ai donc mis mon réveil 20 minutes plus tôt (5h40, heavy métaaaal), et j’ai essayé de suivre les conseils de plusieurs pratiquants de méditation. Je me suis assise sur le bord de mon futon (je trouve ça plus glamour d’appeler ça un futon même si à dire vrai, j’ai juste tapé mon matelas ikea sur le sol), les jambes croisées devant moi, le dos droit mais pas trop, pour que ça reste naturel et confortable, et j’ai fermé les yeux. Vous vous demandez peut-être si (je vois déjà vos têtes goguenardes!), à une heure pareille, j’avais pas envie de me rendormir : et bien non! Au contraire, la meilleure façon de décrire ce que je ressentais serait de dire… de l’excitation.

Et c’est là que les choses se corsent : il faut prendre un point de concentration – un bruit léger qu’il y a autour de vous, votre respiration, ou même une mantra [1] – et fixer son attention dessus. Cela va sans dire qu’après même pas deux secondes, je partais en live, ou pire, je pensais « il faut pas que je pense à autre chose »… Là, le réflexe serait de s’énerver sur soi, de se sentir frustré, et probablement d’arrêter après 5 minutes. Mais il faut persévérer, et se ramener, gentiment (donc pas en râlant et se claquant la main sur le front) vers le point de concentration, autant de fois qu’il le faut.

Alors bien sûr, c’est pas en essayant une fois que je vais sentir quelque chose se passer en moi (ou même que je vais arriver à garder mon attention fixe). Mais j’avoue que j’étais très bien réveillée après, sans stress, et que rien que pour ça je vais tenter de renouveler l’expérience tous les matins, pendant quelques semaines.

Je vous tiendrai au courant de comment ça se passe, mais n’hésitez pas à explorer la chose vous-même. Je pense qu’un peu de calme et d’intériorité pourrait faire partie de la routine journalière de tout le monde, pas vrai?

Si vous voulez aller plus loin, lisez des choses sur la pleine conscience, ou trouvez-vous des ptits outils, par exemple.

[1] Un mot, un son, qu’on répète inlassablement, dans sa tête, ou tout haut (ou tout bas?).

Photo : mtungate 

Où il est question du bonheur

Un jour de maladie, hormis les maux de tête, les crampes musculaires, les éternuements, les toux, et autres irritations de la gorge, c’est plutôt une bonne chose.

Ou, plus précisément, un jour de maladie donne la possibilité de faire ce dont on a rarement l’occasion, à savoir passer 24 heures – ironiquement – à ne rien faire.

En disant « rien », je suis un peu large. Parce que notre esprit, lui, qu’on le veuille ou non, il n’arrête pas de travailler. On pense, on pense, on pense… à soi, aux autres, à ce qu’on a raté, aux conséquences que ça aura, aux soucis que ça nous causera peut-être… Cette dernière pensée provoque généralement un élancement migraineux plus fort que les autres qui nous fait repartir à zéro.

Aujourd’hui, je n’ai pas fait exception à la règle. Mais, étrangement, mon esprit avait décidé de s’évader hors des chemins battus pour s’offrir une perspective plus large.

Toutes ces heures, allongée sur ma couette, j’ai tourné ma vie dans tous les sens, question de découvrir de nouveaux points de vue. Maintenant, je peux dire que ce n’est pas un nouveau point de vue que j’ai trouvé, mais plutôt un nouveau regard sur ces faces de ma petite existence que je connais par cœur…

Râlant sur cette fièvre, pestant sur ces livres entassés qui me rappelaient douloureusement que le travail s’accumulait, jurant sur ces médicaments au mauvais goût, on peut dire que j’étais pas de la meilleure humeur. Accablée par la fatigue, j’avais même envie de me croire déprimée.

Puis maman m’a téléphoné.
Et je me suis trouvée ridicule. Je l’imaginais, au boulot, en train de devoir sourire à tous ces malades qu’elle accueille, et en même temps qui s’inquiétait pour moi, sa fille. J’en avais presque honte, et l’entendre au bout du fil, prenant le temps de me donner plein de conseils, m’a mis le rouge aux joues… Je me mordais presque la lèvre pour pas en rajouter en me mettant à pleurer comme une gosse de cinq ans.

Laissant de côté le mauvais génie qui me susurrait de noires pensées à l’oreille, je me suis recouchée les pieds sur l’oreiller (pour avoir le vélux au-dessus de la tête et voir les nuages me saluer) et ai essayé de réfléchir à ce qui comptait, vraiment. Je veux dire par là les grands traits positifs de ma vie, tout ce qui pourrait m’éloigner des sentiments pessimistes qui m’habitaient un peu plus tôt.

Figurez-vous que je n’ai rien trouvé. Enfin, rien trouvé de grand.
Se sentir aimée de sa famille, partager un repas dans la bonne humeur, répandre un sourire communicatif, travailler sérieusement sur un projet, se réjouir de projets futurs, avoir sa chambre rangée, donner un coup de main à des amis, découvrir de nouvelles musiques, de nouveaux livres, trouver que quelque chose est beau et s’arrêter pour le regarder, boire un verre avec des gens qu’on aime, avoir la bonne idée au bon moment, rentrer chez soi quand il pleut, se trouver jolie et se sentir bien dans un vêtement, rencontrer de nouvelles personnes, marcher sur la moquette épaisse d’un cinéma, sentir un moment de complicité passer entre soi et un proche, revenir épuisée d’un bon concert, rire d’un mauvais, profiter du calme d’une soirée à la maison pour se déchaîner sur une piste de danse le lendemain, lancer une feinte qui déclenche un fou-rire, se moquer un peu des autres et beaucoup de soi-même, avoir la peau salée après une journée à la plage, dévorer un bouquin d’une traite au point de perdre la notion du temps, pleurer pour un film qui en vaut la peine, remercier et être remerciée, regarder les vieilles photos qu’on avait laissées traîner dans une boîte à chaussures, rire à la première occasion, s’acheter une nouvelle écharpe toute douce, avoir de la curiosité, se lâcher à un karaoké, saluer en regardant dans les yeux, faire les choses à temps, réussir un examen, avoir très peur et que tout se finisse bien, sentir l’odeur d’une bougie, chanter à tue-tête sous la douche, accrocher un beau poster, avoir le cœur retourné par une musique, lire un texte dans lequel on se retrouve, se surprendre, changer la disposition de ses meubles, être embrassée par celui qu’on aime, prendre des résolutions et (ne pas) les tenir, rester proche des enfants et toujours rire avec eux, sourire sans qu’il y ait une raison, apprendre un nouvel instrument ou se lancer dans un nouveau sport, prendre le temps d’ouvrir un peu sa fenêtre le soir pour respirer l’odeur de la nuit, décrocher un job, avoir un joli air en tête, vraiment écouter les autres, recevoir ses cadeaux de Noël, observer les couples dans la rue, porter un pull bien chaud, recevoir un sms inattendu de son/sa meilleur(e) ami(e), voyager, se prendre un délire par messagerie instantanée, profiter d’un feu de bois, faire une randonnée et dormir comme un bébé, essayer de considérer toutes les bonnes choses comme si elles arrivaient pour la première fois, partir loin de chez soi un bon bout de temps et se réjouir du retour…

Ma vie, peut-être la vôtre, c’est tout ça, et encore des milliers d’autres petites choses qui font cette notion qu’on appelle simplement « bonheur ». Rien de plus, mais surtout rien de moins.

Toute occupée à voir défiler mentalement cette liste, je n’ai plus pensé une seconde à mes douleurs de tempes, mon mal de gorge. J’ai juste souri, parce que c’est vachement bon d’être normale, de vivre dans un milieu équilibré, d’avoir la chance de ma condition.

Faut pas non plus nier que c’est sain de déprimer de temps en temps. Mais, simplement, réfléchir à tout ça, c’est comme remplacer le goût amer qu’on a en bouche par celui d’un
biscuit fait maison.

Si on le fait honnêtement, soit la liste est petite et on a trouvé son but, à savoir la rallonger ; soit elle est longue et l’effet secondaire en sera de l’énergie et une irrépressible motivation.

La morale de toute cette histoire ? N’attendez pas que je vous contamine pour dresser votre propre liste.