Ne pas se laisser faire par son clavier

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J’ai l’impression que c’était encore hier que je m’inscrivais sur Livejournal et que je découvrais, avec bonheur, le monde des blogs personnels. Chaque fois que j’ouvrais mon éditeur de texte, je sentais une délicieuse petite excitation : quelles bêtises allais-je pouvoir bien raconter aujourd’hui? Et si j’avais parfois du mal à démarrer la rédaction, c’était plus à cause du trop-plein d’idées qu’autre chose (je n’ai jamais été en reste quand il s’agit de lâcher des inconséquences).

Et puis un jour – est-ce que ce sont les études et le passage à l’âge ‘adulte’ (ahem, triplez les guillemets) qui sont passés par là? – ça a changé. Mon clavier a commencé à me faire peur. J’avais l’impression que ce que j’écrirais devrait prouver quelque chose à quelqu’un. Peut-être simplement à moi-même si je réfléchis bien.

Bref, le blog a flanché pendant des années, je n’ai plus écrit de fiction, à dire vrai, j’ai jeté l’éponge.

Et nous en arrivons à aujourd’hui.

Et aujourd’hui, j’en ai assez. Mon clavier me démange depuis trop longtemps. Les peurs que j’avais, et que j’ai toujours, j’ai décidé d’arrêter de leur laisser toute la place. Je. Veux. Écrire. Même si c’est pourri, même si personne ne lit.

Et pour donner un bon coup de pied là-où-je-pense à mes peurs, j’ai décidé de retenter l’entreprise folle qu’est le nanowrimo. Alors oui, je vais peut-être ne pas réussir à aligner mes 50000 mots, et je vais peut-être me mettre à détester mon histoire après une semaine, mais zut à la fin! Faut que je me sorte de cette stratégie toxique d’évitement qui m’a fait redesigner ce blog des dizaines de fois sans me lancer dans l’écriture d’un seul billet.

Parce que j’aime ça, écrire. Et je crois même qu’avec un peu d’entraînement, je pourrais en faire quelque chose de bien.

Et que ceux qui se reconnaissent dans mes lignes fassent pareil : au diable l’autocritique qui paralyse, et vive la spontanéité!

[Source de l’image : weheartit]

NaNoWriMo ou le suicide social

Participant Nano 2012« NaNoWriMo », c’est un acronyme pour « National Novel Writing Month » (mois national d’écriture de roman). Tout national qu’il soit au départ, ce challenge d’écriture s’est propagé un peu partout dans le monde, & chaque année en novembre, des milliers de personnes commettent ce suicide social. Le but : écrire 50,000 mots, en un mois. Oui Monsieur.

Vous l’aurez deviné, soit parce que je vous l’ai déjà dit, soit à cause du badge présent dans ma sidebar, j’ai décidé d’y participer pour de vrai cette année. (Parce que l’année passée… j’ai plafonné le premier jour à 1500 mots… oui, riez bande d’ingrats.)

Si ça vous dit, il est encore temps de s’inscrire aujourd’hui, mais magnez-vous la souris!

Et si vous hésitez parce que vous n’aurez du coup rien préparé à l’avance, ne vous inquiétez pas, c’est pas forcément nécessaire. Avec autant de mots à pondre chaque jour, dites-vous à l’avance que vous écrirez une base très grossière (pour par dire un tas de mots puants, & je pourrais encore être plus vulgaire) de ce que vous pourrez seulement appeler plus tard ‘un roman’. L’idée, c’est de se lancer, d’arrêter de dire « j’ai toujouuurs voulu écrire un bouquin », & de complètement être libéré de ces barrières qui nous font relire mille fois la même phrase. Bref, ça doit être une expérience dé-com-ple-xante! En bonne procrastineuse, j’approuve des deux pouces.

Tout ça pour dire qu’il ne faudra pas vous étonner de lire plusieurs billets sur mon épopée du stylo durant les 4 semaines à venir.

Souhaitez-moi bonne chance, & mieux encore, participez & ajoutez-moi comme contact sur le site du NaNo, question de pleurer des larmes de sang ensemble quand on en pourra plus!