Ne pas se laisser faire par son clavier

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J’ai l’impression que c’était encore hier que je m’inscrivais sur Livejournal et que je découvrais, avec bonheur, le monde des blogs personnels. Chaque fois que j’ouvrais mon éditeur de texte, je sentais une délicieuse petite excitation : quelles bêtises allais-je pouvoir bien raconter aujourd’hui? Et si j’avais parfois du mal à démarrer la rédaction, c’était plus à cause du trop-plein d’idées qu’autre chose (je n’ai jamais été en reste quand il s’agit de lâcher des inconséquences).

Et puis un jour – est-ce que ce sont les études et le passage à l’âge ‘adulte’ (ahem, triplez les guillemets) qui sont passés par là? – ça a changé. Mon clavier a commencé à me faire peur. J’avais l’impression que ce que j’écrirais devrait prouver quelque chose à quelqu’un. Peut-être simplement à moi-même si je réfléchis bien.

Bref, le blog a flanché pendant des années, je n’ai plus écrit de fiction, à dire vrai, j’ai jeté l’éponge.

Et nous en arrivons à aujourd’hui.

Et aujourd’hui, j’en ai assez. Mon clavier me démange depuis trop longtemps. Les peurs que j’avais, et que j’ai toujours, j’ai décidé d’arrêter de leur laisser toute la place. Je. Veux. Écrire. Même si c’est pourri, même si personne ne lit.

Et pour donner un bon coup de pied là-où-je-pense à mes peurs, j’ai décidé de retenter l’entreprise folle qu’est le nanowrimo. Alors oui, je vais peut-être ne pas réussir à aligner mes 50000 mots, et je vais peut-être me mettre à détester mon histoire après une semaine, mais zut à la fin! Faut que je me sorte de cette stratégie toxique d’évitement qui m’a fait redesigner ce blog des dizaines de fois sans me lancer dans l’écriture d’un seul billet.

Parce que j’aime ça, écrire. Et je crois même qu’avec un peu d’entraînement, je pourrais en faire quelque chose de bien.

Et que ceux qui se reconnaissent dans mes lignes fassent pareil : au diable l’autocritique qui paralyse, et vive la spontanéité!

[Source de l’image : weheartit]

Le mur bleu

Entre le loyer un poil au-dessus de mes moyens, et un manque cruel de nature, je me suis résolue à me mettre à la recherche d’un nouveau lieu de vie. Et bingo, après une seule visite de colocation, j’étais séduite : une über chambre, des roomies à l’air ultra sympathique, une magnifique vue, et un écrin de verdure, le paradis quoi! Autant pour moi que pour mon félin, qui va enfin avoir la belle vie et pouvoir se rouler dans l’herbe (et, soyons francs, m’éviter un maximum la corvée de litière…).

Lors de cette première visite, dans l’enthousiasme provoqué par la taille de la chambre (je peux étendre les deux bras sans toucher aucun des murs quoi!), j’ai complètement zappé un détail. Un gros détail. Un des deux plus grand mur est bleu.

Rien de bien dramatique me direz-vous, mais pour une fan de déco d’intérieur qui imagine depuis des semaines comment décorer son futur endroit de vie (call me a maniac) et qui avait un zoli schéma de couleurs en tête qui, bien évidemment, jure avec le bleu en question, ça a bien causé une petite déception.

Le déception passée, je me suis dit : « Pascale, c’est un défi que la providence te lance! ». Ni une, ni deux, je commence à scruter l’internet pour de nouveaux ensemble de couleurs pas trop classiques et incluant ce bleu ni marine, ni roi. Et voici l’idée à laquelle je suis arrivée.

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J’aime assez l’idée de ne pas se limiter à un dégradé de bleus, et d’appuyer sur des petites touches jaunes pour rendre l’ensemble un peu plus funky.

Promis, vous aurez droit aux photos avant-après (même si la photo d’avant risque d’être polluée par le tas de mes affaires en plein milieu du plancher mais bon, blah). Y a plus qu’à se retrousser les manches pour donner vie à tout ça.

Bisous bisous.

Pécrot, sa boue, ses champs {Vagabondages #1}

Qu’on se le dise : je n’ai pas la patience, ni le talent, ni le matériel d’une photographe. Mais ça n’empêche pas que j’aime bien prendre en photo de belles choses, un peu comme la plupart d’entre nous. Alors je me suis dit que je vous ferais un petit topo en images de mes régulières randonnées. Et me connaissant, j’aurai sûrement très vite à leur associer des petites anecdotes de mes futures mésaventures.

Mais cette fois-ci, à part la boue qui a bien failli réussir à me voler mes bottines (et oui, je suis le genre de gourde qui décide d’aller marcher près d’un étang alors qu’il a plu les deux jours précédents), R-A-S.

La ballade fut courte (7km) mais super agréable. Elle partait du village de Pécrot (le livre de randos l’introduit d’ailleurs par un rappel de l’accident de train… sympa), et tournait autour de Florival.

Place à la natuuuure!

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Voilà le fameux étang. Que j’ai longé sur fond de ‘squouich squouich’.

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Je vous présente Norbert (au fond à droite) qui trottinait gaiement en ma direction
pour me dire bonjour (« T’as quoi à bouffer? »)

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Lueur d’espoir après toute cette grisaille tristounette.

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Oh des jolies fleurs (qui n’avaient pas que la couleur de l’urine..
merci à Médor qui était passé par là)

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Vers l’infini et au-delà!

Je m’aperçois que je n’ai fait aucune photo (du moins digne de ce nom) de forêt. Or l’itinéraire en comptait pas mal. En même temps il aurait probablement fait trop sombre.

Je vous conseille en tous cas ce petit coin du Brabant Wallon : un peu vallonné, mais juste ce qu’il faut, avec de l’eau, des forêts et des zolis champs. Mais pour la raison de l’eau, je vous conseillerais de vous y promener en été. Pas comme d’autres…

À bientôt pour un autre vagabondage!

Bisous bisous.

2014, année de la…?

La seule chose qui rime avec 2014 est… quatorze. Dingue, hein? On a réalisé ça alors qu’on essayait de faire un concours de beaux jeux de mot spirituels en ‘quatorze’ pendant notre mémorable réveillon entre amis.

Dommage, je voulais vous faire un titre de la mort-qui-tue avec une super rime qui introduirait à la perfection ce post de (how original) bonnes résolutions. D’ailleurs, allons-y, parlons-en de ces résolutions.

2014, ANNÉE DE LA REMISE EN FORME

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Aaaah, revenir à la condition physique d’antan, perdre quelques kilos, n’est-ce pas la résolution la plus énoncée en janvier? Probablement. Je n’y coupe pas, mais pour ce que je pense être de bonnes raisons : j’ai des envies de grandes randonnées (j’ai un projet un peu fou-fou en tête), de plus d’énergie tous les matins, de consommation responsable, de refaire un mini-marathon pour une oeuvre caritative (et je me fiche d’arriver dans les derniers), et tout simplement, de respecter mon petit corps. Je lui dois bien ça, après tout. Il a pas été gâté ces dernières années.

2014, ANNÉE DE LA GENTILLESSE

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Pascale prendra un billet aller pour le monde des Bisounours cette année. Bon, quand même pas, mais fuir la médisance facile, plus faire attention aux sentiments des autres, oui, j’essaierai.

2014, ANNÉE DE LA LECTUUURE

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Et ouiii, attendez-vous à voir refleurir des reviews de bouquins. Les livres feront partie intégrantes de cette nouvelle année. Je me suis fait la promesse de lire minimum deux livres par mois (oui, je lis lentement).

Ah, et je vous ai pas dit, mais j’ai réalisé ces derniers mois une de mes envies de toujours, à savoir de lancer et de participer à un club de lecture! Et jusqu’à présent, tout se passe trop trop bien : les participants sont géniaux et les propositions de livres sont à baver (même si de préférence pas dessus).

2014, ANNÉE DU RECYCLAGE MUSICAL

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En 2012 et 2013, je suis officiellement passée dans le clan des gens qui se contentent d’écouter la radio et ne prennent presque plus le temps de mettre à jour leur collection musicale. Trop c’est trop! Pas question de continuer sur cette pente. Je compte bien voir ce que sont devenus mes groupes chouchous et découvrir d’autres artistes, et je me fixerai même des plages horaires réservées musique s’il le faut!

Et puis je spammerai ce blog de jolis mix 8tracks pour vous faire partager mes découvertes. Voilà.

2014, ANNÉE DE LA RÉ-INTOXICATION AUX JEUX VIDÉOS

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Oui, Mesdames et Messieurs, j’étais une gameuse. Je faisais partie de ces gens qui pouvaient tellement s’immerger dans le scénario d’un bon RPG qu’il en perdaient la notion du temps. J’étais une fan des Final Fantasy, et de tant d’autres jeux auxquels je jouais (ou regardais mon frère jouer). Et tout ça me manque, j’ai l’impression que je loupe plein de jolies / passionnantes choses. Alors petit à petit, à coup de FFXIII, de Persona 3, ou encore de Heavy Rain, je vais remettre le pied à l’étrier (j’ai d’ailleurs bien commencé!).

2014, L’ANNÉE CROMLEC’H/SEN

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Cromlec’h et Sen sont les noms des projets musicaux et groupes auxquels je participe, et ils auront une place pri-o-ri-taire tout au long de l’année. C’est pourquoi je me permettrai de faire la pub pour l’un ou l’autre de nos concerts sur ce blog.

2014, L’ANNÉE D’UN TRÈS GROS CHANGEMENT

Mais chuuut, je vous en dit pas plus pour le moment. Il n’est pas encore temps d’en parler…

Je vous souhaite aussi de vous lâcher en bonnes résolutions les ptits gars, ça rend tout ‘pumped-up’ et ça fait du bien!

Bisous bisous.

Sources des images : 1. 2. 3. 4. 5.

The perks of being a wallflower

Il y a à peu près 6 mois, je suis tombée en amour avec cette vidéo :

Enchantée du ton donné par ces deux minutes et des poussières, quand le film est finalement sorti, j’ai décidé de ne rien lire, même pas un résumé. Et nom d’un chien, je m’en félicite, je n’en ai été que plus touchée par ce film.

J’ai eu droit à une bouffée de poésie douce-amère, de moments drôles, angoissants, attachants. Ce film parvient à dépeindre l’innocence, l’enthousiasme, mais aussi la maturité d’adolescents qui, chacun à leur manière, ont eu leur lot d’épreuves (et non des moindres).

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On voit trop souvent des descriptions d’adolescents soit qui exagèrent le côté ‘écervelé’, soit qui ne correspondent en rien à la réalité. Or c’est un âge de transition où tellement de choses se passent, où on est jamais d’un bloc, où on subit constamment des hauts et des bas. J’ai eu l’impression que l’auteur du livre, qui est aussi le réalisateur du film, avait tout compris.

C’est un bonheur de voir un film où le pathos n’est pas constamment souligné au fluo mais qui, subtilement, fait le portrait de tout ce qui fait la vie : les liens, les aspirations, les déceptions, les malheurs, les accidents…

Logan Lerman (… qui est décidément un mini-Christian Bale!), Emma Watson et Ezra Miller (j’adore ce garçon, je le trouvais déjà fabuleux dans « We have to talk about Kevin ») sont on ne peut plus justes dans leurs interprétations. On croit à leur complicité dur comme fer.

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Ca faisait très très très longtemps que je n’avais plus eu envie de voir un film au point d’aller au ciné seule, mais pour le coup, je m’applaudis. La fin du film m’a laissé tout émue dans mon fauteuil, avec une bonne dose de foi en la nature humaine. Je ne peux que vous conseiller d’aller le voir, en espérant que vous soyez touchés par cette histoire d’ados à la fois tout-à-fait et pas du tout comme vous et moi.

Aussi, mention spéciale pour la bande-originale. Un régal.